jeudi 1 janvier 2015

Fini 2014, salut 2015 !

L'année 2014 s'est finie sur une touche calme. Même si décembre a été un peu chahuté, ça n'a pas vraiment changé le P/L en fin de compte.



I - Bilan de trading 2014

La performance de mon compte perso s'est établie à + 9.01% du 1er janvier 2014 au 31 décembre. En appliquant que des stratégies simples à base d'options (je me sens pas encore d'attaque d'aller dans des contrées plus complexes, et pour l'instant les résultats me conviennent).

La plus grande partie de la performance (en fréquence et en gains absolus) a été réalisée sur le Cac 40.
Principalement l'utilisation de spreads verticaux (call spreads, put spreads). Tous les trades n'ont pas été bénéficiaires, même loin d'y arriver, mais les pertes plus importantes en nombre ont été largement couvertes par des gains moins nombreux mais beaucoup, beaucoup plus payants !

Quelques "trades de débutants" ont été élaborés sur le VIX , avec au 31/12 des trades qui sont plus perdants que gagnants. C'est normal et  assez logique quand on débute la couverture d'un actif nouveau. On prend du temps pour faire ses marques.



II - Du côté de 2015

Je vais continuer à faire les même stratégies qu'en 2014, ni plus compliqués, ni plus simples.
Je vais par contre essayer de trader l'EUROSTOXX50 plutôt que le CAC, la liquidité y est meilleure.


mercredi 5 février 2014

Historiques des options sur le CAC40 fichier Excel

C'est vrai que je suis pas venu souvent sur le blog en 2013, et c'est vrai que 2012 n'avait pas été non plus très actif. En tout les cas, je suis sûr que 2014 devrait être plus productive pour parler des options et particulièrement des options sur l'indice parisien CAC 40.

Pour ce premier message de 2014, je tenais à donner le lien du fichier Excel avec les historiques des cours de compensation des options PXA sur le Future CAC 40. On peut télécharger gratuitement le fichier ici : Historique des cours des options CAC40 Janvier 14

A bientôt pour échanger sur les options.

lundi 28 janvier 2013

Trader les Options sur le CAC 40 - 2nd Partie

On a vu lorsqu'on a ouvert le débat sur le fait de trader les options sur le CAC 40 qu'un des facteurs importants à regarder pour n'importe quel investissement financier c'est la sortie. La capacité de sortie d'un investissement doit être le premier élément à considérer. C'est ce qu'on appelle la liquidité d'un marché.
En intervenant sur un indice, on maximise ses chances de pouvoir entrer et sortir en position avec plus de facilité que s'il fallait intervenir sur les composants directement.



I - Le CAC40, un indice qui ne peut faire faillite

Différemment des actions qui le compose, l'indice CAC 40 ne peut pas valoir 0. Par construction, si une ou plusieurs sociétés composantes de l'indice devaient faire faillite, elles sortiraient de l'indice et seraient remplacées par d'autres. Difficile alors d'imaginer une valeur de 0.



II - Évocation de la localisation des risques sur l'indice CAC 40 à travers le prix des options.

L'indice ne peut pas valoir 0 et pourtant c'est à la baisse que sont localisés les risques majeurs sur les indices.
A partir du moment où on sait qu'en cas de Krach Boursier tout le monde va se précipiter pour solder le peu de valeur résiduelle qu'il restera à son portefeuille, cette accélération des flux en cas de baisse se visualise dans les prix des options sur le marché par rapport à leurs prix théoriques.

Une surprime va être ajoutée au prix théorique de l'option pour tenir compte que si le marché chute très violemment, la chute s'entretiendra d'elle même par l'effet des liquidations.

"Les marchés financiers sont comme une gigantesque salle de cinéma avec une toute petite porte."


III - Une mesure du risque exprimé : la volatilité implicite des options

Quand les traders professionnels comparent les options, ils transforment les prix des primes en nombre de points de volatilités. Telle prime de 1860 euros correspond à une volatilité de 31.68% sur telle échéance par exemple et sur tel prix d'exercice. Comme on part du prix en monnaie et qu'il est converti en nombre de points de volatilité par rapport à un modèle d'évaluation standard (Black Scholes) on dit que c'est de la  volatilité implicite.

Quand il répète l'opération pour toute les primes cotées, cela donne un tableau que l'on peut "ranger" en fonction des prix d'exercice des options et de leurs échéances. C'est ce qu'on appelle une surface de volatilité.   



(Exemple de surface de volatilité sur le CAC40 du 25-01-2013)

Normalement, si les opérateurs étaient convaincus qu'il n'y ait aucune perturbation supplémentaire sur le marché en cas de violente chute ou violente hausse, on devrait obtenir une surface de volatilité plane.
A partir de l'instant où les traders ont décidé de tenir compte des modifications structurelles du marché en cas de Krach, on obtient une surface comme au dessus.

Les points hauts correspondent à des "surfacturations" de prix d'options dûs à des risques importants en cas de variations fortes. D'ailleurs, plus l'échéance (maturity) est courte, plus les risque deviennent symétriques, à la hausse comme à la baisse.

mercredi 16 janvier 2013

Trader les Options sur le CAC 40 - 1ère Partie



Quand on regarde un peu ce qui se déroule sur les marchés, on peut facilement se dire qu’il y a des opportunités à trader les marchés actions, en particuliers avec les options et les effets de levier qu’elles permettent. C’est l’intérêt de la volatilité avec les options, et la volatilité sur les marchés actions il n’en manque pas.

Pour diminuer une partie du côté brutal de la volatilité en restant exposé aux marchés actions, intervenir sur des indices peut simplifier grandement les choses, et même être bien meilleur marché.


I – Justification des intervention sur indices à des fins de couverture

Beaucoup de gérants ont dans leurs portefeuilles des lignes d’actions qui sont présentes dans les grands indices. En général, on peut même décomposer leurs portefeuilles de la manière suivante :

Position sur indice + Position sur d’autres actions hors indice

Cela permet de séparer dans le portefeuille la partie indice (actions grandes capitalisations) de la partie hors indice (actions petites et moyennes capitalisations).
Cela permet aussi de couvrir le portefeuille en la divisant en 2 grandes catégories :

Couverture Position sur indice + Couverture Position sur d’autres actions hors indice

La couverture peut se faire d’au moins 3 façons
-         via la réduction pure et simple de la taille de la position
-         via la prise de position inverse sur des contrats à terme
-         via des prises de positions sur des options



II – Exemple sur le CAC 40

Ce que l’on a vu plus haut et en dehors du premier cas qui correspond à la réduction de la taille de la position, regardons ce que l’on peut faire du côté des contrats à terme et des options.

Par définition, il y a plus de monde qui intervient sur quelque chose de très corrélé à un indice puisqu’on a vu que tous les portefeuilles peuvent s’écrire sous la forme Position sur Indice + Position hors Indice.
On retrouve ce facteur dans les contrats à terme (qui n’existe que sur indice) et les options sur le CAC.


Spécifications du contrat FCE (Future Cac40)
Contrat à terme sur indice CAC40®
Unit of trading : Contrat valorisé à 10€ par point d'indice (par ex. valeur de 36000€ à 3600,0)
Delivery day : Premier jour de bourse après la clôture d'échéance
Delivery months : Trois mensuelles, trois trimestrielles du cycle mars, juin, septembre, décembre et huit semestrielles du cycle juin/décembre1
Quotation : Points d'indice par ex. 3600,0
Minimum price movement (tick size and value) : 0.5 / €5
Last trading day : 16h00 à l'heure de Paris troisième vendredi du mois d'échéance. Si le 3ème vendredi n’est pas un jour de bourse, le dernier jour de négociation de l’échéance sera le dernier jour de bourse précédant le 3ème vendredi.
Exchange delivery Settlement Price (EDSP) : The closing settlement price is calculated on the last business day as the arithmetic mean (rounded to one decimal) of the CAC 40 index values calculated and disseminated between 3.40 and 4.00pm (Paris time).
Dernière mise à jour : Lun, 11/24/2008
Trading Hours : 08h00 - 18h15 à l'heure de Paris
18h15 - 22h00 à l'heure de Paris3
Les contrats à termes et d'options sont négociables sur le système de négociation électronique LIFFE CONNECT®
Full contract specification and related documents : Contrat à terme sur Indice CAC 40®
Algorithm : Le carnet d’ordres central est régi par un algorithme de négociation accordant la priorité aux facteurs prix-temps.
Wholesale service : Échange de base
Clearing : LCH.Clearnet S.A.
Exchange contract : 07
Contract Size : 10€
Cours de liquidation : Le cours de liquidation correspond à la moyenne arithmétique (arrondi à une décimale) de tous les indices calculés et diffusés entre 15h40 et 16h00 (heure de Paris).
Principe du contrat: Il n’y a pas de livraison physique ; l’exercice donne lieu à un règlement financier du dernier appel de marge. Les règlements s’effectuent un jour après le jour d’échéance.
Ces produits sont négociables aux Etats Unis uniquement pour des entités habilitées et sous certaines conditions
1/ L’ouverture d’une nouvelle échéance est effectuée le premier jour de bourse suivant la clôture d’une échéance.
2/ 8 semestrielles du cycle juin/décembre à compter de l’échéance décembre 2008.
3/ Un client qui ne souhaite pas que son ordre soit exécuté pendant la session du soir doit impérativement le mentionner en passant son ordre à son intermédiaire.
Spécifications du contrat FCE (Future Cac40)



Spécificités des options sur le contrat FCE (Future Cac40)

Pour les options sur CAC 40 ,
Options de type européen sur Indice CAC 40® (PXA)
Unit of trading : Valeur de l’indice X 10€ par point d'indice (ex : si 3600,0 alors 36 000€)
Quotation : Points d'indice (ex : si 3600,0 alors 3600 pts)
Minimum price movement (tick size and value) : 0.10 / €1
Last trading day : Troisième vendredi du mois d’échéance. Si le 3ème vendredi n’est pas un jour de bourse, le dernier jour de négociation de l’échéance sera le dernier jour de bourse précédant le 3ème vendredi.
Dernière mise à jour : Lun, 11/24/2008
Trading Hours : 09.00 - 17.30
Les contrats d’options sont négociables sur le système de négociation électronique LIFFE CONNECT®
Full contract specification and related documents
Algorithm : Le carnet d’ordres central est régi par un algorithme de négociation accordant la priorité aux facteurs prix-temps.
Wholesale service : Block Trading
Clearing : LCH.Clearnet S.A.
Exchange contract : 08
Exercise day : L’heure limite de saisie des instructions d’exercice ou d’abandon est fixée à 19h45, heure de Paris
Expiry months :13 échéances, de façon que soient ouvertes à la négociation les 3 échéances mensuelles les plus proches ainsi que 7 échéances trimestrielles et 3 échéances annuelles supplémentaires.
Settlement day : Le jour de liquidation est le premier jour de bourse suivant la clôture d'une échéance.
Cours de liquidation : Le cours de liquidation correspond à la moyenne arithmétique (arrondi à une décimale) de tous les indices calculés et diffusés entre 15h40 et 16h00 (heure de Paris).
Contrat: La livraison en espèce est calculée selon le cours de liquidation pour chaque série.
Prix de l’option : Le montant de la prime est payé entièrement le jour de bourse suivant le jour de négociation.
Ces produits sont négociables aux Etats Unis uniquement pour les entités qualifiées et sous certaines conditions.
L’ouverture d’une nouvelle échéance est effectuée le premier jour de bourse suivant la clôture d’une échéance.
Spécificités des options sur le contrat FCE (Future Cac40)


Les caractéristiques des contrats à terme sur le CAC 40 et des options sur le contrat à terme font qu'ils sont très négociés proportionnellement aux options sur actions par exemple.

samedi 22 décembre 2012

Trader les options binaires



Il y a de plus en plus de sollicitations pour les options binaires , c’est un fait.
Beaucoup de brokers très récents dans la profession se mobilisent à coup de campagne publicitaire agressive sur la toile.

C’est une seconde vague de marketing après celle du forex et qui a l’air d’être au moins aussi vaste pour ce qui est de la qualité des prestataires. Pas facile d’être rassuré sur ses fonds quand ils sont logés chez des brokers domiciliés dans des paradis fiscaux. Comment même espérer des garanties sur les retraits ? Pas facile du tout....




I – Le principe du trading des options binaires

C’est surement de là que vient leur succès, les options binaires sont simples à comprendre. Une mise de départ, un niveau à atteindre à la hausse ou à la baisse et le tour est joué.
On gagne une somme fixe si le contrat est rempli – le niveau haut ou le niveau bas est atteint – ou on perd la mise dans le cas contraire.




II– Un rapport évident avec une stratégie de trading.

Quand on monte une stratégie de trading, on doit normalement respecter au moins deux choses :

▪ Avoir un niveau de perte maximale défini
▪ Déterminer un niveau de prise de profit

En d’autres termes, on détermine avant de passer l’ordre des niveaux d’invalidation (le marché ne sera pas aller dans le sens escompté) et de concrétisation ( seuls des profits réalisés sont de réels profit, en attendant ils se cantonnent au rôle d’information). C’est « traditionnellement » fait par les traders directionnels avec des ordres stops loss et des ordres limit – target.
On peut encore faire la comparaison de l’utilisation des options par rapport aux ordres stops et voir les options binaires comme des combinaisons « pack » d’ordres stop + limit/target avec 2 différences :

▪ le stop loss est exécuté qu’à l’échéance et la perte due au stop loss correspond à la valeur de la prime de l’option payée.
▪ l’ordre limit target est très souvent exécuté à l’échéance sauf pour les « One Touch » ou le gain est versé immédiatement.



III– Une étude du ratio gain/perte.

En reprenant le parallèle entre stratégie de trading « classique » (ordre stop loss + limit-target) et le trading des options binaires, on peut facilement voir que :

▪ Pour la grande majorité des type de trading, le gain possible par stratégie est supérieur à la perte possible par stratégie.
A ma connaissance, il n’y a que les scalpers sur le carnet d’ordres et les apprentis day-traders (ils prennent des petits profits et se permettent des grosses pertes) qui font l’inverse.
▪ Le ratio proposé par les « brokers d’options binaires » est généralement inférieurs à 1.
Lorsqu’on propose 75% de gain possible, ça veut dire que pour 100 investis soit on perd 100, soit on est remboursé 175. Gain Max = 75 / Perte Max = 100. La mort du compte est certaine.
Avec 300% proposés, c’est en fait une option binaire qui vaut 25 et qui sera remboursée 100 si le pari est juste, et 0 si on a eu tort. Gain Max = 75 / Perte Max = 25. C'est mieux !


Je vous souhaite de bonnes fêtes et je vous dis à l'année prochaine !

mardi 27 novembre 2012

Trader les options sur les devises

Un marché qui est en plein essor en ce moment c'est le marché des devises, le Forex pour les connaisseurs.
Les marchés financiers sont sujets à des modes, il y a eu les obligations convertibles, les valeurs technologiques, les valeurs défensives...On a eu la mode des matières premières (or, pétrole, etc...). C'est au tour des devises.

Les devises sont un marchés extrêmement puissant, avec des volumes énormes et des leviers monstrueux. Il est très facile pour des traders indépendants d'obtenir des leviers parfois de 300 ( on engage 300 fois le montant de la marge demandée ). Pour des professionnels, autant dire que c'est indécent.



I - Les options permettent de trader sur le Forex avec un risque diminué

Les leviers permis sont aussi la cause principale de ruine chez les traders. La facilité avec laquelle on peut prendre des positions accroit aussi les possibilités d'énormes pertes. On entend souvent des statistiques sur les "explosions de comptes", 95% de traders perdants sur les marchés, 80% de comptes liquidés dans les 3 premiers mois sur le Forex....

Trader les options sur devises permet de protéger efficacement des stratégies bâties directement sur le Forex, en utilisant des stratégies simples. En compensant les pertes que l'on pourrait avoir sur les pairs de devises par des gains sur les options, comme une assurance classique, on peut obtenir une garantie minimale de valeur de portefeuille.




II- Le Forex peut afficher des journées de très forte volatilité et des gaps

Même si c'est probablement le marché dont les horaires de négociation sont les plus étendus avec du 24h/24 du dimanche soir au vendredi soir, le Forex est quand même interrompu le week end. On en parlait au cours du précédent billet sur la comparaison de l'utilisation des options par rapport aux ordres stops , les gaps sont possibles et arrivent. La grande différence entre les gaps sur les devises et les gaps sur les marchés boursiers par exemple, c'est que les conséquences des premiers portent sur des montants beaucoup plus importants que les seconds. Lorsqu'il y a des décalages importants sur le Forex, ils sont souvent brusques. On passe souvent de niveaux en niveaux par des marches en escaliers.




III- Si les marchés d'options sont tellement utilisés sur le Forex, peut être y a t-il une raison ?

A partir du moment où une chose devient inutile, elle est rapidement oubliée. A fortiori sur les marchés financiers, si on peut trouver un moyen de faire des économies, elles sont réalisées le plus vite possible.
Les marchés d'options sur le Forex sont le lieu où s'échangent quotidiennement des milliers de milliards de dollars. Si les professionnels le font, c'est une information à prendre en compte lorsqu'on veut aborder un marché.

jeudi 15 novembre 2012

Comparaison de l’utilisation des options par rapport aux ordres stops



Les traders qui arrivent sur les marchés financiers par le biais des marchés d’options sont rares. Ça existe, mais c’est la minorité et de loin.

La très grande majorité des traders options est constituée de traders qui ont d’abord eu une expérience avec les marchés des sous-jacents – actions, futures, forex, etc... Sur ces marchés, la tradition veut qu’on emploie des ordres stops dans les activités de trading, exemple type du principe de l’assurance dynamique au cas où le marché irait contre nous.

Un sentiment général est qu’au premier abord, les options paraissaient chères en terme de prix pour de la couverture, surtout comparées aux ordres stops, qui semblent, eux, gratuits. C’est après quelques temps passés sur les marchés et en évaluant les coûts des deux types de protection – utilisation de stop ou utilisation d’options – qu’une très grande majorité de gérants de fonds se tournent définitivement vers les options. C’est ce qui explique qu’elles soient tellement tradées à travers le monde, directement ou à travers des produits structurés.


 

I – Les ordres stops

 

Les ordres stops sont des ordres particuliers que passent les clients à leurs brokers/courtiers. Ces ordres sont des ordres « précipités », ils sont exécutés en poursuivant le marché – à l’achat si le marché monte, à la vente si le marché baisse. Ils sont très souvent utilisés pour couper des pertes, dans un sens ou dans l’autre.

Ces ordres correspondent à des ordres « au prix du marché » et sont exécutés dès que le cours « stop » est franchi. Si on cote 101.50 sur un titre et que je place un ordre d’achat stop de 23 titres à 102.10, si on cote 1 fois 102.10 ou plus, mon ordre est envoyé sur le marché comme un achat limité de 23 titres au prix du cours du meilleur vendeur à ce moment là (celui qui vend le moins cher). Si on avait au contraire passé un ordre de vente stop à 100.74, dès que le titre aurait coté 100.74 ou moins, l’ordre aurait été envoyé sur le marché comme une vente au prix limité au cours du meilleur acheteur à ce moment là (celui qui achète le plus cher).

Le passage d’ordres est gratuit chez tous les courtiers (mais parfois l’annulation est payante), si bien que tant qu’ils ne sont pas exécutés, ces ordres ne coûtent rien, et dès qu’ils sont exécutés, ils coûtent le prix d’une transaction normal + un spread qui correspond au spread bid/ask de l’actif sur lequel portait l’ordre.



II – Les options et la protection contre les variations de cours

 

On sait, et c’est un des éléments qui constituent la base des options, qu’elles servent à l’assurance.

En achetant un put on peut se couvrir contre une baisse (c’est ce que font les gérants de fonds), en achetant un call on peut se couvrir contre une hausse (c’est ce que font les négociateurs sur le pétrole pour les compagnies aériennes). Ces options ont un coût qui dépend de plusieurs paramètres, et qui varie souvent. Ce coût impacte la trésorerie dès la transaction achevée, c’est à dire dès le moment l’option est négociée, pas celui où la variation du cours du support nécessite une protection immédiate. Aïe ! On aime bien être protégé quand on en a besoin, pas quand il n’arrive rien !

Quand on les compare rapidement, on peut se dire que leurs prix sont très chers par rapport aux risques. Entre des ordres stops qui « paraissent » gratuits et des options dont il faut payer la prime immédiatement (ie sortir du cash ), on peut comprendre le choix qui est celui de la facilité, les ordres stops.

Certains vont même jusqu’à faire le raisonnement que la prime d’option est très largement sur-payée puisqu’un ordre stop suffit à couvrir une position. Les perspectives « d’arbitrer » les primes d’options en les couvrant avec des ordres stops gagnent les plus joueurs. Pour couvrir une vente de put, il suffit de mettre un ordre stop de vente au niveau du prix du strike (prix d’exercice), et pour couvrir la vente d’un call, un achat stop au prix d’exercice et le tour est joué.

(En fait on peut montrer que le prix de l’option correspond à une certaine stratégie basée sur des ordres stops pour laquelle l’effet "dents de scie" autour du strike a engendré des pertes qui correspondent au montant de la prime).



III – L’effet Gap

 

Les marchés financiers ont considérablement évolué sur les quelques dernières années. On négocie quasiment tout, presque 24/24h. Le forex se négocie sur du continu entre le dimanche soir et le vendredi soir depuis des années déjà, des contrats futures aussi, et certains CFD depuis peu peuvent s’acheter et se vendre toutes les nuits en plus des journées.

Reste les week-ends. Il y a quelques courtiers qui commencent à coter pendant les week ends mais c’est très marginal. Pour le reste de ce qui est négocié, les week ends restent le moment d’interruption des marchés. Dès qu’il y a interruption, il y a des gaps possibles. Dans ces conditions, ... « l’ordre aurait été envoyé sur le marché comme une vente au prix limité au cours du meilleur acheteur à ce moment là (celui qui achète le plus cher) »....ce cours peut être très loin du niveau de stop choisi.

Les flash krachs. L’intervention massive sur les marchés des algorithmes de trading peut parfois donner lieu à des krachs éclairs, suivis par des remontées très fortes . Les stops sont alors déclenchés au plus mauvais moment et matérialisent une perte pour des niveaux de cours quasi identiques avant et après le flash krach.